Tunisie, du sang neuf pour un mois capital
Le mois de juin promet d'être chargé pour les Tunisiens. En l'espace de quelques semaines, les Champions d'Afrique en titre disputeront deux matchs qualificatifs pour la CAN et la Coupe du Monde de la FIFA 2006 et tenteront de faire bonne figure lors de la coupe des Confédérations de la FIFA. Roger Lemerre espère s'appuyer sur le succès de la CAN 2004 et l'arrivée de jeunes joueurs talentueux pour bien négocier ce mois décisif.
Dans quelques semaines, l'équipe de Tunisie en saura plus sur son potentiel et son avenir. A la fin du mois de juin, les Aigles de Carthage auront en effet disputé deux rencontres cruciales pour le compte des éliminatoires combinés de la Coupe d'Afrique des Nations et de la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006, et auront pris part à la coupe des Confédérations de la FIFA.
En guise de mise en bouche avant le marathon de juin, les hommes de Roger Lemerre disputeront un match amical face à l'Angola le 27 mai, à Tunis. Le plat de résistance sera plutôt consistant puisqu'en une semaine, les Tunisiens se rendront à Gaborone pour y affronter le Botswana (le 4), avant d'accueillir la Guinée (le 11) en matchs de qualification. Enfin, en dessert, le tirage au sort de la Coupe des Confédérations leur a réservé l'Allemagne, l'Argentine et l'Australie. Bon appétit !
Ce sont évidemment les deux rencontres qualificatives contre le Botswana et la Guinée qui revêtent le plus d'importance pour les hôtes et vainqueurs de la dernière CAN, seulement quatrièmes du groupe 5 avec huit points.
Le Botswana est un bon souvenir pour les coéquipiers de Santos et Benachour, qui avaient entamé leur campagne de qualification par une victoire 4:1 sur les Zebras à Tunis. Mais les Aigles n'ont pas confirmé leurs bons débuts, s'inclinant 2:1 à Conakry face à la Guinée, avant de concéder deux matchs nuls contre le Maroc et le modeste Malawi.
Santos sur les traces de Roger Milla
Le sursaut d'orgueil tunisien s'est produit fin mars lors d'une victoire retentissante 7:0 face au Malawi, au cours de laquelle l'attaquant sochalien d'origine brésilienne Santos a marqué quatre fois. Un exploit que seul le légendaire Roger Milla avait réalisé dans l'histoire des éliminatoires de la zone africaine. De quoi relancer l'équipe tunisienne dans son groupe, comme le reconnaissait l'entraîneur français après la rencontre : « Cette victoire nous permet de nous replacer. Nous aurons un mois de juin difficile, avec les matches face au Botswana et la Guinée, sans oublier la Coupe des Confédérations. La victoire contre le Malawi nous met dans de bonnes dispositions psychologiques, car les victoires entretiennent l'espérance. »
Après le Botswana, ce sera au tour du Syli Nationale guinéen de croiser la route des Tunisiens. Une victoire des Aigles à Tunis leur permettrait non seulement d'écarter un adversaire direct, qui compte également huit points mais avec un match en plus, mais également de ne pas laisser le Maroc s'échapper en tête du groupe. Si la Tunisie négocie bien ces deux rencontres, la finale du groupe pourrait se jouer à Tunis le 7 octobre pour la venue des Lions de l'Atlas, sur des airs de revanches de la finale de la CAN 2004.
Participer de nouveau à une Coupe du Monde de la FIFA, après celles de France 1998 et Corée/Japon 2002, tel est le challenge de la Tunisie. Mais avant de s'envoler éventuellement pour Allemagne 2006, l'équipe tunisienne pourra s'offrir une répétition grandeur nature. En effet, en tant que Champions d'Afrique en titre, les Aigles de Carthage disputeront la Coupe des Confédérations de la FIFA du 15 au 29 juin. Versés dans le groupe du pays hôte, l'Allemagne, les Tunisiens devront également en découdre avec l'Argentine, vice-championne d'Amérique du sud et championne olympique, et l'Australie, championne de la zone océanienne.
Loin d'être favoris, les Tunisiens essaieront de se raccrocher à l'expérience de leur entraîneur dans cette compétition. Sélectionneur de l'équipe de France en 2001, Roger Lemerre avait mené les Bleus à la victoire à Corée/Japon 2001. Aujourd'hui, il retrouve cette compétition dans la peau de l'outsider : "Pour la Tunisie, disputer ce tournoi ne sera pas un rêve, mais une réalité. Nous allons donc venir avec nos armes. La logique voudrait que l'Argentine et l'Allemagne nous battent, mais sait-on jamais..."
Jouer pour la patrie de leurs parents
C'est pourtant avec une équipe remaniée par rapport au groupe vainqueur de la CAN que Roger Lemerre aborde ce mois de juin marathon. Après la Coupe d'Afrique, les Tunisiens ont apporté progressivement du sang neuf à la sélection. Ce sont surtout des joueurs nés en France qui ont décidé de jouer pour la patrie de leurs parents. En mars 2005, Hamed Namouchi, des Glasgow Rangers, Chaouki Ben Saada de Bastia, et ancien joueur de l'équipe de France U-17, ont rejoint le groupe tunisien. Le dernier renfort « français » en date vient tout juste de donner son accord à la fédération tunisienne : Nabil Taider, 21 ans, sélectionné à quatre reprises en équipe de France espoirs. Le milieu défensif de Toulouse vient de voir sa demande de défendre les couleurs de la Tunisie homologuée par la FIFA, et participera probablement aux échéances à venir avec les Aigles.
En juin, Lemerre pourra compter non seulement sur ses jeunes pousses prometteuses, mais également sur les valeurs sûres, artisans de la victoire continentale en 2004, tels que Santos, deuxième meilleur buteur de la zone africaine, ou le jeune meneur de jeu du Paris Saint-Germain, Benachour. Seul entraîneur à avoir été champion continental dans deux zones différentes (Euro 2000 et CAN 2004), Roger Lemerre ne se priverait pas de la même performance en Coupe des Confédérations de la FIFA.
Le mois de juin promet d'être chargé pour les Tunisiens. En l'espace de quelques semaines, les Champions d'Afrique en titre disputeront deux matchs qualificatifs pour la CAN et la Coupe du Monde de la FIFA 2006 et tenteront de faire bonne figure lors de la coupe des Confédérations de la FIFA. Roger Lemerre espère s'appuyer sur le succès de la CAN 2004 et l'arrivée de jeunes joueurs talentueux pour bien négocier ce mois décisif.
Dans quelques semaines, l'équipe de Tunisie en saura plus sur son potentiel et son avenir. A la fin du mois de juin, les Aigles de Carthage auront en effet disputé deux rencontres cruciales pour le compte des éliminatoires combinés de la Coupe d'Afrique des Nations et de la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006, et auront pris part à la coupe des Confédérations de la FIFA.
En guise de mise en bouche avant le marathon de juin, les hommes de Roger Lemerre disputeront un match amical face à l'Angola le 27 mai, à Tunis. Le plat de résistance sera plutôt consistant puisqu'en une semaine, les Tunisiens se rendront à Gaborone pour y affronter le Botswana (le 4), avant d'accueillir la Guinée (le 11) en matchs de qualification. Enfin, en dessert, le tirage au sort de la Coupe des Confédérations leur a réservé l'Allemagne, l'Argentine et l'Australie. Bon appétit !
Ce sont évidemment les deux rencontres qualificatives contre le Botswana et la Guinée qui revêtent le plus d'importance pour les hôtes et vainqueurs de la dernière CAN, seulement quatrièmes du groupe 5 avec huit points.
Le Botswana est un bon souvenir pour les coéquipiers de Santos et Benachour, qui avaient entamé leur campagne de qualification par une victoire 4:1 sur les Zebras à Tunis. Mais les Aigles n'ont pas confirmé leurs bons débuts, s'inclinant 2:1 à Conakry face à la Guinée, avant de concéder deux matchs nuls contre le Maroc et le modeste Malawi.
Santos sur les traces de Roger Milla
Le sursaut d'orgueil tunisien s'est produit fin mars lors d'une victoire retentissante 7:0 face au Malawi, au cours de laquelle l'attaquant sochalien d'origine brésilienne Santos a marqué quatre fois. Un exploit que seul le légendaire Roger Milla avait réalisé dans l'histoire des éliminatoires de la zone africaine. De quoi relancer l'équipe tunisienne dans son groupe, comme le reconnaissait l'entraîneur français après la rencontre : « Cette victoire nous permet de nous replacer. Nous aurons un mois de juin difficile, avec les matches face au Botswana et la Guinée, sans oublier la Coupe des Confédérations. La victoire contre le Malawi nous met dans de bonnes dispositions psychologiques, car les victoires entretiennent l'espérance. »
Après le Botswana, ce sera au tour du Syli Nationale guinéen de croiser la route des Tunisiens. Une victoire des Aigles à Tunis leur permettrait non seulement d'écarter un adversaire direct, qui compte également huit points mais avec un match en plus, mais également de ne pas laisser le Maroc s'échapper en tête du groupe. Si la Tunisie négocie bien ces deux rencontres, la finale du groupe pourrait se jouer à Tunis le 7 octobre pour la venue des Lions de l'Atlas, sur des airs de revanches de la finale de la CAN 2004.
Participer de nouveau à une Coupe du Monde de la FIFA, après celles de France 1998 et Corée/Japon 2002, tel est le challenge de la Tunisie. Mais avant de s'envoler éventuellement pour Allemagne 2006, l'équipe tunisienne pourra s'offrir une répétition grandeur nature. En effet, en tant que Champions d'Afrique en titre, les Aigles de Carthage disputeront la Coupe des Confédérations de la FIFA du 15 au 29 juin. Versés dans le groupe du pays hôte, l'Allemagne, les Tunisiens devront également en découdre avec l'Argentine, vice-championne d'Amérique du sud et championne olympique, et l'Australie, championne de la zone océanienne.
Loin d'être favoris, les Tunisiens essaieront de se raccrocher à l'expérience de leur entraîneur dans cette compétition. Sélectionneur de l'équipe de France en 2001, Roger Lemerre avait mené les Bleus à la victoire à Corée/Japon 2001. Aujourd'hui, il retrouve cette compétition dans la peau de l'outsider : "Pour la Tunisie, disputer ce tournoi ne sera pas un rêve, mais une réalité. Nous allons donc venir avec nos armes. La logique voudrait que l'Argentine et l'Allemagne nous battent, mais sait-on jamais..."
Jouer pour la patrie de leurs parents
C'est pourtant avec une équipe remaniée par rapport au groupe vainqueur de la CAN que Roger Lemerre aborde ce mois de juin marathon. Après la Coupe d'Afrique, les Tunisiens ont apporté progressivement du sang neuf à la sélection. Ce sont surtout des joueurs nés en France qui ont décidé de jouer pour la patrie de leurs parents. En mars 2005, Hamed Namouchi, des Glasgow Rangers, Chaouki Ben Saada de Bastia, et ancien joueur de l'équipe de France U-17, ont rejoint le groupe tunisien. Le dernier renfort « français » en date vient tout juste de donner son accord à la fédération tunisienne : Nabil Taider, 21 ans, sélectionné à quatre reprises en équipe de France espoirs. Le milieu défensif de Toulouse vient de voir sa demande de défendre les couleurs de la Tunisie homologuée par la FIFA, et participera probablement aux échéances à venir avec les Aigles.
En juin, Lemerre pourra compter non seulement sur ses jeunes pousses prometteuses, mais également sur les valeurs sûres, artisans de la victoire continentale en 2004, tels que Santos, deuxième meilleur buteur de la zone africaine, ou le jeune meneur de jeu du Paris Saint-Germain, Benachour. Seul entraîneur à avoir été champion continental dans deux zones différentes (Euro 2000 et CAN 2004), Roger Lemerre ne se priverait pas de la même performance en Coupe des Confédérations de la FIFA.